
Dents 1.1 et 2.1 — patient de 16 ans. Trauma par accident de la route. Approche micro-invasive : modifier la chimie de la dent sans toucher au tissu amélaire.
16 ans
Âge du patient
1.1 + 2.1
Dents traitées
0
Tissu sacrifié (MID)
2 ans
Suivi documenté
Patient de 16 ans présentant une dyschromie intrinsèque sévère des incisives centrales maxillaires 1.1 et 2.1, consécutive à un traumatisme dentaire survenu lors d'un accident de la route. La dischromatose, de teinte rouge-violacée caractéristique, résulte de l'hémolyse des érythrocytes avec extravasation dans les tubules dentinaires et production d'hémosidérine, associée à la nécrose du plexus vasculo-nerveux générant du dioxyde de carbone.
Le patient consulte pour une demande esthétique motivée par un retentissement psychosocial significatif. À 16 ans, la dyschromie visible des incisives centrales impacte l'estime de soi et les interactions sociales. La prise en charge est justifiée par des impératifs comportementaux et psychologiques documentés, malgré la minorité du patient.
Dents concernées
1.1 et 2.1
Étiologie
Traumatisme — accident de la route
Type de dyschromie
Intrinsèque — hémosidérine + CO₂
Teinte initiale
Rouge-violacée (nécrobiose pulpaire)
Âge du patient
16 ans
Statut endodontique
Dépulpées (traitement canalaire préalable)
Aucune autre technique ne permet d'agir directement sur les chromophores dentinaires depuis la chambre pulpaire. La prothèse ne résout pas le problème — elle le masque, souvent imparfaitement sur biotype fin.
Un bouchon de MTA ou de CVI en région cervicale est indispensable pour prévenir la résorption radiculaire externe, complication documentée avec les concentrations élevées de peroxyde d'hydrogène.
Ce cas implique un endodontiste (traitement canalaire préalable), un parodontologue (évaluation du biotype gingival) et un hygiéniste dentaire. La coordination est la clé d'un résultat prévisible.
Le suivi radiologique à 6 mois, 1 an et 2 ans est indispensable pour détecter une résorption radiculaire cervicale externe. La documentation photographique standardisée permet l'évaluation objective de la stabilité chromatique.